Capcom et les cross-over.

Publié le par Ben

pocket-fighter-playstation-ps1-012-1-.jpgBien que Capcom propose des titres touchant à un bon nombre de genres, il y en a un où il excelle particulièrement et est même parvenu à lui donner ses lettres de noblesse : le jeu de combat. Street Fighter, Darkstalkers, Rival School sont autant de noms qui réveillent en chaque joueur d’excellents souvenirs de joutes virtuelles entre potes. Capcom aurait pu en rester là et proposer de nouvelles licences avec des univers et personnages différents mais les développeurs ont eut une idée beaucoup plus originale et singulière. « Cross-over » le mot est lancé et va permettre aux fiers combattants de Capcom de côtoyer de nouveaux adversaires en plus de satisfaire de nombreux fans toujours en quête d’expériences nouvelles et d’affrontements toujours plus forts et inédits.

J’ai choisi de traiter ce dossier sous forme thématique. Constitué de cinq parties il traitera des différentes rencontres de Capcom avec d’autres univers.

  

Le choc de deux cultures: les super héros Marvel contre les combattants de Capcom.

 

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Quand un géant de la bande dessiné américaine rencontre un des maitres du jeu de baston au Japon, le résultat ne peut-être qu’explosif et épique. Oubliez les coups de Street Fighter, dans ces jeux les combos dantesques pleuvent et les Hadokens ont plus l’air de Kamehamehas. Les différents titres promettent des rencontres de hautes volées et le côté « too much » complètement assumé est prétexte à une débauche d’effets visuels et sonores donnant au titre une toute autre allure que n’importe quel jeu de combat ne saurait égaler. On aime ou pas, mais la rencontre entre Marvel avec ses super héros en collant haut en couleurs d’un côté et Capcom avec ses univers et styles bien particulier de l’autre ne peut laisser aucuns joueurs indifférents une fois la manette en main.

 

X-Men vs Street Fighter. (Arcade/ Playstation/ Saturn, 1996.)

C’est en 1996 que Capcom s’essaiera pour la première fois au cross-over. Dans ce premier titre au casting encore assez restreint (17 persos avec uniquement des protagonistes de X-Men et de Street Fighter), Capcom recycle deux de ses jeux pour en faire un titre unique. Les développeurs utilise les sprites du tout récent Street Fighter Alpha et ajoute ceux de X-Men Children of the Atom. Les combats se font à deux contre deux avec la possibilité de switcher ses combattants à n’importe quel moment et les coups ont été visuellement rehaussés et abusés pour donner un caractère plus dantesque aux affrontements. Les gros combos pleuvent que se soit au sol ou dans les airs, les furies traversent l’écran en causant d’énormes dégâts et les personnages font des sauts de plusieurs mètres dans de sublimes décors. Dans ce premier titre, Capcom pose déjà les bases et la philosophie des cross-over avec Marvel. On y trouve déjà tout les ingrédients qui feront le succès des différentes suites (combinaisons pour les coups simplifiées, déluge d’effets en tous genres, décors évolutifs etc.) Le résultat est déjà très bon et ne peut devenir que meilleur.

 

Marvel Super Heroes vs Street Fighter. (Arcade/ Playstation/ Saturn, 1999.)

Pour le second cross-over de cette série, le casting est quelque peu remanié. Du côté de Marvel les persos se diversifient et on retrouve enfin des supers héros faisant partie d’autre série que les X-Men (Spiderman, Hulk) alors que chez Capcom le casting reste toujours du côté de sa série fétiche avec quand même quelques changements. On retrouve aussi des persos cachés mais qui ne sont en fait que des combattants de base avec des skins différents et quelques coups qui changent. C’est ainsi qu’apparurent des personnages comme Dark Sakura ou encore Mecha Zangief, assez anecdotiques mais tellement fun. Ces persos renforcent d’autant plus le côté too much du jeu mais ce ne sont pas les joueurs qui vont s’en plaindre. Le seul reproche que l’on pourra faire à ce jeu c’est l’utilisation quasi à l’identique des décors du précédent opus. Mais malgré cela le jeu reste tout de même excellent et jouissif à jouer car le gameplay n’a pas changé d’un iota depuis le précédent jeu.

 

Marvel vs Capcom: Clash of Super Heroes. (Playstation/ Dreamcast/ PC, 1999.)

Avec ce jeu, Capcom marque un tournant dans son histoire avec Marvel. Fini le casting du géant japonais constitué uniquement des combattants de Street Fighter ! Maintenant toutes les licences de Capcom peuvent venir se frotter aux héros de Marvel et Megaman ou encore Strider apparaissent au côté de Ryu. 15 combattants de base auxquels on ajoute comme dans Marvel Super Heroes vs Street Fighter des persos avec des skins et aptitudes différentes tels qu’Orange Hulk ou Shadow Lady (une Chun-Li maléfique). C’est toujours du tag battle avec comme nouveauté des strikers issus des deux univers qui peuvent nous soutenir durant les affrontements. Avec deux univers particulièrement riches, on peut penser que Capcom aurait été dans la possibilité de proposer plus de choses (persos, décors etc.) car il faut bien avouer que ce jeu est un peu avare en contenu. Mais Capcom préparait pendant ce temps une véritable bombe qui va marquer à jamais les fans de cette confrontation incessante entre le géant américain et japonais.

 

Marvel vs Capcom 2: New Age of Heroes. (Playstation 2/ Dreamcast/ Xbox/ PSN/ XBLA, 2000.)

C’est une véritable armada de héros haut en couleurs qui débarque dans ce jeu avec un total de 56 personnages déblocables provenant d’un grand nombre de licence (Street Fighter, Red Earth, X-Men, Hulk …) Avec la philosophie du  « too much » certains persos peuvent mêmes se transformer en plein combat (c’est le cas de Zangief !) Les affrontements toujours en tag team se font désormais à trois contre trois et les combos sont toujours aussi spectaculaires et toujours servi par une jouabilité simple d’accès. Bref, en quelques minutes on s’amuse et on cogne son adversaire comme un malade à coups de boules de feu géantes, rayon laser et autres coups surpuissants et abusés. Mais le grand problème de ce jeu découle directement de son imposant casting car il est difficile (voir même impossible) de réussir à équilibrer les forces et faiblesses de tous les personnages quand ceux-ci sont vraiment trop nombreux. Ainsi, certains persos sont surpuissants et invincibles entre n’importe quelles mains alors que d’autres, même dans des mains expertes, ne pourront jamais rivaliser avec ces personnages abusés. Capcom toujours dans la quête de faire « toujours plus fort » avec cette série à peut-être un peu dépassé les limites en termes de contenu. Mais même si cela a entrainé quelques défauts, il ne faut pas bouder son plaisir et beaucoup de joueurs se délectent encore de ce jeu peut-être un peu indigeste mais tellement jouissif.  

Casting trois étoiles pour combats explosifs.

Marvel vs Capcom 3: Fate of Two Worlds. (Playstation 3/ Xbox 360, 2011.)

10 ans! Il aura fallu dix ans pour que Capcom se décide à sortir la suite d’un de ses jeux les plus célèbres. Le nombre de personnages jouables et cette fois considérablement réduit (une quarantaine avec les DLC) mais la recette reste la même : des combats à trois contre trois survitaminés, des combos de hautes volés et des effets visuelles très tape à l’œil (sauf qu’en plus cette fois c’est en HD !) Bref, Capcom reste fidéle à la série et c’est tout ce que demandent les fans.

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Ryu saurait-il faire des Kamehameha?!

Vous l’aurez sans doute compris, les cross-over entre Capcom et Marvel ne sont que prétextes à coller des bourres pifs dans un déluge d’effets visuelles. Pas besoin d’un grand scénario (certains de ces titres n’en n’ont même aucun), la série ne brille pas non plus par sa haute technicité mais ce n’est pas ce que Capcom a souhaité faire avec cette licence. Les développeurs de ces jeux ont voulu créer des titres simples d’accès, beaux graphiquement et défoulant. Ici, on ne s’encombre pas de toutes les lourdeurs inhérentes aux jeux de combat plus classique. La seule chose qui compte c’est de s’amuser en éclatant son adversaire avec une triple furie tout en voyant le compteur de hit grimper en flèche de façon simple, avec des héros charismatiques.

 

La confrontation tant attendu par les fans : quand Capcom rencontre SNK.

 

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Ryu contre Haohmaru.

Hadoken contre Senpu Retsusan.

Qui gagnera? 

Durant les prémisses de l’histoire du jeu de combat deux compagnies se faisaient sévèrement concurrence : Capcom et SNK. Les deux firmes ont chacune une pâte graphique et un style qui lui est propre (SNK était réputé pour la technicité de ses jeux par exemple). Les deux éditeurs avaient leurs adorateurs et leur détracteurs avec, on imagine, quelques tensions entre les deux camps. Alors imaginez le choc qu’on duent avoir les joueurs à l’époque quand ils ont appris que les deux compagnies travaillaient main dans la main afin de créer une série de cross-over. Dans les salles d’arcades japonaises, on allait enfin pouvoir répondre à des questions que tous les joueurs se posaient. Qui est le plus fort entre Ryu et Kyo Kusanagi ? Quel méchant est le plus puissant, Bison ou Rugal ? Qui est la plus sexy sur le terrain entre Chun-li et Maï Shiranui ? Tant de réponses que les joueurs trouveront avec ses différents titres.

 

SNK vs. Capcom: The Match of the Millennium. (Neo Geo Pocket Color, 1999.)

SNK est le premier à dégainer un titre et c’est en 1999 que sort sur Neo Geo Pocket Color SNK vs Capcom: The Match of the Millenium. A cause du support, les 26 personnages sont tous relookés en SD. Graphiquement un peu cheap de nos jours, le titre reste tout de même agréable avec une bonne jouabilité, pas mal de modes de jeu et on a même le droit à certains themes remasterisés. Bref, c’est un bon petit titre mais ce n’est pas avec ça que les fans de versus fighting seront rassasiés, ils attendent un vrai titre à hauteur de l’événement et c’est ce qui va se passer un an plus tard.

 

 Je trouve que ce côté cheap donne un charme rétro incroyable au jeu.  

Capcom vs. SNK: Millennium Fight 2000. (Arcade/ Dreamcast, 2000.)

C’est au tour de Capcom de nous livrer son cross-over et là les aficionados des jeux de baston sont ravis car ils vont enfin pouvoir se faire confronter les héros des deux fréres ennemis des jeux de baston. Ce jeu aurait pu s’appeler Street fighter vs King Of Fighters car le casting bien qu’important (33 persos) se cantonne souvent à la série phare des deux éditeurs ( il y a quelques exceptions comme Morrigan ou Nakoruru). De plus, le jeu est beaucoup plus réaliste et technique qu’un cross-over Marvel. Ainsi, les personnages proposés sont plus classiques et la jouabilité nettement plus ardue pour les débutants qui auront du mal à sortir de gros combos. Ce jeu repose sur un nouveau concept appelé « ratio ». Lors du choix de vos combattants vous possédez quatre points de ratio que vous devrez utiliser judicieusement pour constituer votre équipe. Chaque personnage à un ratio qui lui est propre  (allant de un à quatre) et plus il est puissant plus il vous coutera de points de ratio (ne comptez donc pas vous faire une équipe constituée de Akuma, Rugal, Zangief et Geese Howard). Pour le gameplay, Capcom a eut la bonne idée de proposer deux types de jouabilités nommés « grooves ». Ainsi les joueurs préférant une des deux licences en particulier ne sont pas perdus (Le Capcom groove est proche du système A-ISM de Street Fighter Alpha 3 et le SNK groove est similaire à la jouabilité d’un KOF.) Graphiquement beau, le jeu rencontrera beaucoup de succès. Le seul élément que l’on pourrait reprocher au titre est que le système de ratio emprisonne le joueur qui ne peut constituer son équipe de rêve (chose que l’on ne retrouvait pas dans KOF). A noter qu’il existe une deuxième version du jeu (Capcom vs SNK: Millenium Fight 2000 PRO) qui rajoute deux nouveaux personnages. 

 

Capcom vs. SNK 2: Mark of the Millennium 2001. (Arcade/ Dreamcast/ Playstation 2, 2001.)

Pour la troisième rencontre entre les deux géants du jeu de combat Capcom a fait les choses en grand et donne aux gamers la possibilité de jouer à un jeu d’une richesse exceptionnel. Riche tout d’abord par ses 48 personnages jouables tous connus seul God Rugal (version déchainé du personnage du même nom) a été crée pour l’occasion. Le titre a toujours le parti pris d’être réaliste et sérieux ne proposant que des combattants humains (oubliez donc les robots comme Megaman). Trois types de combat sont  sélectionnables : un contre un, trois contre trois (similaire à KOF) et le systéme de matchs à ratio qui a été complètement revus depuis le précédent opus. Maintenant, plus aucuns persos n’a un ratio fixe et définitif, c’est le joueur qui choisit combien de points il va mettre sur un personnage et plus il mettra de points plus le perso sera fort. Autre chose incroyable : six types de jouabilités sélectionnables. Il s’agit toujours du système de groove mais cette fois ci beaucoup plus étoffé. Les trois grooves de Capcom (C-groove, A-groove et P-groove) correspondent aux trois types de gameplay de Street Fighter Alpha 3 et côté SNK, les S-groove et N-groove sont les deux gameplay de KOF 98 et le K-groove est tiré de Samurai Shodown. Ce jeu est une véritable ode aux fans de Capcom et SNK. Même le design des persos à l’écran de sélection change en fonction de votre groove ! Si vous choisissez un groove de SNK les persos auront un portrait réaliste et si vous avez pris un groove de Capcom ils auront un design plus manga. On pourrait tout de même reprocher au titre des sprites de qualité inégales (Morrigan fait un peu cheap face à un Ryu par exemple) ainsi que le faible nombre de décors et de musiques (qui ne sont pas toujours de bonne qualité en plus) mais le principale n’est pas là car avec ce jeu Capcom donne enfin aux joueurs les moyens pour s’amuser avec un impressionnant casting sans aucunes restrictions. Ajoutons au passage qu’il y a eu une deuxième version de ce jeu intitulée Capcom vs SNK 2: Mark of the Millenium 2001 EO (pour Easy Operation) sortie uniquement sur Gamecube et Xbox (et dont la maniabilité a été un peu simplifiée pour l'occasion.) 

 

Là il y a du poids sur la balance!

SNK vs. Capcom: SVC Chaos (Arcade/ Neo-Geo, 2003.)

SNK qui était en difficulté financière à cette époque décide de sortir (enfin) son véritable cross-over mais il était peut-être déjà trop tard car Capcom avait produit deux titres plus que convaincants et passer derrière ses bombes vidéoludiques était chose difficile. Même si le jeu n’est pas mauvais il est à des années lumières de Capcom vs SNK 2 en termes de contenu. Le nombre de personnages jouables est un peu faiblard (« seulement » 36 combattants) mais SNK décide de jouer la carte de l’originalité en mettant en avant des persos peu exploités dans les cross-over (Earthquake de Samurai Shodown) ou des persos beaucoup plus fantaisistes comme Violent Ken (le côté obscur du karateka américain) ou même les extraterrestres de Metal Slug. Autre point négatif : la jouabilité. Elle n’est pas mauvaise du tout mais Capcom avait bichonné les joueurs en proposant différentes approches dans la jouabilité ce qui n’est pas le cas ici. Bref, SNK vs Capcom: SVC Chaos est un jeu moyen qui souffrira toujours énormément de son concurrent direct. 

 

 

S’il fallait désigner un vainqueur dans ces cross-over il faut bien avouer que Capcom a fait du meilleur travail que son concurrent. Non pas que SNK a été mauvais sur le coup mais la barre était tellement haute qu’il était dur de rivaliser en terme de jeux de baston. Vous verrez dans la suite de ce dossier que SNK a fait d’autres jeux avec les persos de Capcom mais cela n’a rien à voir avec le versus fighting et on pourrai se demander si les fans souhaitaient vraiment ces jeux et si ils n’auraient pas préféré un autre jeu de combat signé SNK opposant les deux firmes plutôt que ces titres complètements différents. 

 

Quand le dessin animé se fritte avec le jeu vidéo : Tatsunoko et ses héros bigarrés.

 

 

Tatsunoko vs Capcom: Ultimate All-Stars. (Arcade, 2008. Nintendo Wii, 2010.)

On reprend les mêmes ingrédients qu’avec la série des cross-over Marvel dans un délire 100% japonais puisque les personnages de Capcom rencontrent cette fois les super héros d’un célèbre studio d’animation nippon. Le résultat est plus que correct et on retrouve exactement les mêmes éléments de gameplay qu’avec les super héros américain : combats à deux contre deux, coups exagérément puissants (qui font des dommages calculés en billion !), combos aériens etc. L’un des mérites de ce jeu a été aussi de faire connaître aux jeunes joueurs des licences et des héros de Tatsunoko tel que Ken the Eagle ou encore Yatterman, le tout dans un casting plus que correct (22 personnages). Le seul reproche que l'on pourrait faire au titre vient de sa musique car la version européene a été amputée des themes originaux ainsi que de plusieurs mini-jeux. Au final, Tatsunoko vs Capcom: Ultimate All-Stars est un jeu qui a été assez peu remarqué lors de sa sortie mais qui est pourtant une excellente valeur sur une console possédant très peu de jeux de combat.

  Double furies pour le duo Morrigan/ Megaman. 

 

Les cross-over 100 % Capcom.

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Capcom a compris que les cross-over étaient appréciés par le grand public et il était donc logique que l’éditeur souhaitant combler le cœur des ses fans (et augmenter son chiffre d’affaire) avait dans l’idée de sortir des titres mettant en scène dans un même univers ses mascottes favorites.

 

Super Puzzle Fighter II Turbo. (Arcade/ Saturn/ Playsation, 1996. Dreamcast, 2001.  GBA, 2003. PSP, 2006. PSN/ XBLA, 2007.)

Comme son nom l’indique, il s’agit ici d’un puzzle game qui a surtout à vocation d’être joué en versus et dont le but est de remplir l’écran de son adversaire de gems qui servent ici de briques à empiler. On peut y choisir des personnages de Street Fighter et Darkstalkers en SD et il faut savoir que le titre est parodique et qu’il n’y a jamais de Puzzle Fighter premier du nom, c’est en fait une référence humoristique à Street Fighter II et toutes les versions qui ont suivies (Super, Turbo et X.)

Voici un screenshot de la version HD remix sorti en dématérialisée.

Pocket Fighter.(Arcade, 1997. Saturn/ Playstation, 1998. Wonderswan, 2000.)

Reprenant les sprites SD de Super Puzzle Fighter II Turbo, ce jeu aussi connu sous le nom de Super Gem Fighter Mini Mix en arcade est une œuvre où pleuvent les références aux différents titres de l’éditeur japonais. Les combattants viennent de trois licences différentes (Street Fighter, Darkstalkers et Red Earth), les références sont aussi bien présentent sur le ring (Felicia peut se transformer en Megaman par exemple) qu’en arrière plan où l’on peut voir SonSon distribuer des items servants aux combats ou Dhalsim laver son éléphant. Il s’agit d’un titre résolument arcade, avec beaucoup d’humour et qui ne se prend pas du tout au sérieux. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce jeu, je me permet de vous renvoyer au vidéotest que j'en avais fait il y a quelques temps (http://lecoindescurieuxgamers.over-blog.com/article-quand-le-combat-se-veut-cartoon-bis-63923503.html.)

 

Capcom Fighting Jam. (Arcade/ Playstation 2/ Xbox, 2004.)

Ce jeu se compose de 23 personnages venant des grandes licences de Capcom : Street Fighter (Alpha, II, III), Darkstalkers et Red Earth auquel vient s’ajouter un personnage inédit du nom de Ingrid venant tout droit d’un projet d’un autre cross-over avorté et qui aurait du s’appeler Capcom Fighting All-Stars. Bien que sa réalisation soit honnête, beaucoup de fans boudent ce titre à cause de sa jouabilité qui manque de technicité qui peut décevoir les puristes du genre.

Un casting réduit mais qui a au moins le mérite d'être original.

 

Les incursions de Capcom dans d’autres styles de jeu.  

Capcom a aussi su sortir de ses sentiers battus pour proposer aux joueurs ses héros mais dans des jeux et des univers qui n’ont rien à voir avec les jeux de combat comme en témoigne les titres suivants.

 

SNK vs. Capcom: Card Fighters Clash. (Neo-Geo Pocket Color, 1999.)

SNK vs. Capcom: Card Fighters 2 Expand Edition. (Neo-Geo Pocket Color, 2001.)

SNK vs. Capcom: Card Fighters DS. (Nintendo DS, 2007.)

Dans ces trois jeux signés SNK on ne fait pas parler les poings, on fait parler les cartes. Il s’agit en fait d’un jeu de cartes au tour par tour mettant en scène les personnages des deux firmes. Jeux classique dans leur style (récupérations de nouvelles cartes, construction et amélioration de son deck au fur et à mesure du jeu etc.) ils n’en restent pas moins sympas avec beaucoup de cartes à collectionner.

 

Namco X Capcom. (Playstation 2, 2005)

Sous ce titre qui peut laissé rêveur se cache en fait un tactical RPG uniquement sorti au Japon. Ici, quasiment toutes les licences de ces deux éditeurs y passent (Rival School, Strider, Captain Commando, Tekken, SoulCalibur, Xenosaga et j’en passe). Reste à voir si son scénario et l’aspect stratégique du titre sont à la hauteur de l’impressionnant casting proposé.

 

Discussion féline. 

Cross Edge. (PS3/ XBox 360, 2009.)

 Comme nous le voyons depuis le début de ce dossier les différents cross-over traités sont souvent le fruit d’une fusion entre deux éditeurs. Ce n’est pas le cas avec Cross Edge, un RPG qui regroupe cinq éditeurs différents ! Morrigan, Felicia et Demitri porte les couleurs de Capcom aux côté des personnages d’Atelier Marie (Ar Tonelico), de Spectral Souls (Idea Factory), de Mana Khemia (Gust) et des personnages loufoques de Disgaea (Nippon Ichi Software). Le scénario ne vole pas extrêmement haut et on a l’impression que c’est surtout le côté fan service qui est l’argument principal de ce titre.  

 

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 Une rencontre que les fans de RPG n'oublieront pas de sitôt. 

Taisen Net Gimmick: Capcom & Psikyo All Stars. (Dreamcast, 2001.)

Palme de l’originalité pour ce cross-over: un jeu de Mah-jong faisant affronter les héros de Capcom et de Psikyo. Un ovni vidéoludique jamais sortie hors du japon et c’est bien dommage.

 

 

 

Conclusion.

 

 

Capcom a très vite compris l’engouement des joueurs pour les cross-over et a su mener une politique parfaite pour toucher tous les types de gamers : Marvel et ses combos faciles d’un côté et SNK et sa jouabilité plus exigeante pour les gamers un peu plus expérimentés. Et il ne faut pas se leurrer, un cross over est aussi une excellente opération financière car il permet de toucher un public plus large et de fédérer les fans de plusieurs licences autour d’un titre et cela pendant longtemps à moindre coûts (avec le recyclage des sprites d’un titre à l’autre mais cela  n’est plus d’actualité de nos jours).

La prochaine étape pour Capcom dans le monde des cross-over sera la double confrontation avec les personnages de TEKKEN, on attend cela avec impatience et espérons encore beaucoup de rencontres épiques avec Ryu, Morrigan, Chun-Li et leurs camarades.

 

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remy 17/02/2011 23:47


Excellente monographie des cross-over mêlant des personnages de Capcom. J'avoue que pendant longtemps en tant que joueur de Street Fighter II ces jeux étaient des fantasmes, surtout les Capcom Vs
SNK, toute l'essence des jeux de baston qui s'affrontait. Maintenant je me demande quels autres Cross-over on pourrait espérer ouimaginer. Capcom Vs Square ?


Ben 18/02/2011 11:24



Tout d'abord merci pour le compliment. ^^


Comme nouveau cross-over je pense que le fantasme de beaucoup de joueurs serait un Capcom Vs Arc System Works. Ca serai pas mal du tout et le choc des deux univers donnerait un cocktail
détonnant. Mais tu as aussi raison un Capcom vs Square est envisageable d'autant plus que Square a déja fait des jeux de combat mettant en scène leurs persos (Dissidia: Final Fantasy mais aussi
Ergheiz.)