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Bilan vidéoludique de l'année 2014.

Publié le par Ben

C'est une grande tradition, comme les bûches de noël pur beurre dégueulasses et les bêtisiers de noël à la télé, je me livre chaque 31 décembre à une petite analyse de mon année vidéoludique et je décerne les bons et mauvais points aux jeux qui m'ont marqués cette année.

Sûrement la dernière grande année pour la génération PS3/XBox360, celle-ci à tout de même eu de bons jeux malgré l’implantation des consoles next-gen. On rajoute à cela la 3DS qui domine le marché des consoles portables, des jeux que je me suis procurés en import, sans oublier le PC (auquel je me suis mis avec mon tout premier jeu Steam) et voici grosso modo comment j'ai vu et vécu cette année ludique que je trouve intéressante sous de nombreux aspects.

Mais sans plus tarder, voici venir le temps des récompenses avec les jeux qui ont fait mouche à mon petit cœur de gamer.

Le jeu sympa de l'année.

Puyo Puyo X Tetris.

Titre non commercialisé en occident, Puyo X Tetris est un titre formidable pour ceux qui aiment les puzzle games un peu techniques. Cross-over improbable entre deux licences célèbres, le jeu est super fun à jouer et c'est avec ce titre que j'ai décidé de me mettre à Puyo Puyo. Après on peut parler de l'équilibrage entre les deux licences qui donne clairement un avantage sur le papier aux joueurs de Tetris, un online qui semble impraticable à cause du manque de joueur européen (sans parler qu'il faut apparemment un compte PSN japonais pour pouvoir y jouer) mais honnêtement je m'en fiche royalement! Je ne vais pas jouer à ce jeu à haut niveau et je ne joue que très peu online. Puyo X Tetris est avant tout pour moi un "puzzle party game" excellent et profond si on penche dessus avec un peu de sérieux.

La surprise de l'année.

Sherlock Holmes. Crimes and Punishments.

Je suis un grand fan de Sherlock Homes et Frogware nous livre ici une véritable lettre d'amour au plus célèbre des détectives. Le précédent opus (Le testament de Sherlock Holmes) était correct mais souffrait cependant de grosses lacunes qui rendait l'expérience de jeu pénible à la longue, sans parler que question optimisation la version PS3 était bien boiteuse. Ici, les plus grosses erreurs sont réparées et on prend vraiment plaisir à jouer les 5 enquêtes que comporte le titre. Réalisation globale très correcte, écriture au poil (avec différents choix possibles pour chaque résolution d'enquête) et ambiance purement holmésienne, le jeu est vraiment un bonheur à faire que l'on soit fan du personnage ou pas.

La déception de l'année.

Ultra Street Fighter 4.

Attendais-je encore quelque chose de ce jeu? Hormis les nouveaux persos je voyais cette ultime version de Street 4 comme étant un peu plus nerveuse et éventuellement fun à jouer avec ses nouvelles mécaniques, mais une fois le stick arcade en main le constat reste le même : pour moi Street 4 reste un jeu mou du genou, frustrant et ennuyeux. Du coup est-ce un mauvais jeu? Non! Ultra Street Fighter 4 est un jeu très moyen, surhypé et reste déjà supérieur à Arcade Edition auquel je n'avais jamais accroché. Bref, ce n'est pas mauvais mais en matière de jeu de baston il y a des choses vraiment mieux sur le marché.

Le jeu rétro de l'année.

Super Puzzle Fighter 2 Turbo.

Ce jeu remporte pour la deuxième fois ce prix mais je dois cependant avouer que je n'ai pas joué énormément à d'anciens titres cette année et Super Puzzle Fighter 2 Turbo est le seul titre sur lequel j'ai passé un peu de temps (en comptant aussi sa version HD Remix sur 360.) Je me suis intéressé de près au titre et essayé de performer un peu dessus et j'ai pu constater que l'on peut faire des choses ultra pété si la RNG est avec nous, matez sur Youtube quelques match made in GGPO et vous verrez des combos hallucinants qui one shot l'adversaire. Une valeur sûre qui traverse les années en restant toujours aussi bon.

Le jeu de l'année 2014.

Plutôt que de désigner un seul jeu, je vais faire comme l'année dernière un podium. Voici donc sans plus tarder le trio gagnant de cette année 2014.

3) The Wolf Among Us.

Alors ici attention car j'ai eu un énorme coup de cœur pour ce jeu qui n'en est pas vraiment un. Plus proche d'une expérience vidéoludique interactive qu'un véritable jeu ( pas de notions de gameplay, pas de challenges, pas de game over...), The Wolf Among Us se rapproche plutôt des jeux de Quantic Dream sans le discours pompeux et pseudo intellectuel de ceux-ci. Je vois ce jeu comme une sorte de série télé interactive dont elle reprend pas mal de codes : mise en scène (brillante au passage), découpage en épisodes avec toujours à la fin un clifhanger bien putassier pour donner envie au joueur/spectateur de connaitre la suite de l'histoire (et d'acheter l'épisode suivant en l’occurrence.) Sortie de façon épisodique au format dématérialisé, l'intégrale de la saison 1 est cependant sorti en boite et c'est cet argument qui m'a fait craqué et que je ne regrette nullement. Polar noir et violent mettant en scène des célèbres personnages de conte de fées et qui se situe de nos jours au states, ce jeu possède un excellent univers qui est de plus servi par des personnages connu mais totalement métamorphosé par des siècles de vie difficile cachés dans le monde des humains et ayant perdu tout leur prestige ou gloire d’antan. Bref, l'univers est tellement béton que je me suis mis à lire les comics dont le jeu est tiré et franchement c'est une excellente découverte.

2) Under Night in-Birth.

Agréable surprise que ce jeu de combat que je me suis procuré en import (et qui sortira chez nous en février). Ce titre réalisé par les mêmes mecs derrière Melty Blood change des autres titres du genre en étant accessible mais aussi profond : ainsi un joueur avec un peu de skill pourra sortir assez rapidement de chouettes combos et prendre rapidement du plaisir. Le système de jeu est vachement original et donne un avantage conséquent au joueur qui se montre le plus entreprenant offensivement donc adieu la campe. Esthétiquement le jeu est classe, le chara-design est à la fois sobre et élégant (pas de lollipouffes à l'horizon) et les musiques globalement sympathiques. Je vois ce titre comme un petit vent de fraicheur dans le monde de la baston mais après il faut être réaliste, le jeu ne sera quasiment pas joué mais franchement je préfère mille fois faire du mode arcade à l'infini sur un jeu que j'aime que du mode online sur un jeu de merde (COUCOU STREET 4!!!!!!!) Bref, j'ai bien accroché et bien que je n'ai pas pu profiter des fonctionnalités en ligne du titre peut-être que la sortie française me donnera l'envie de taffer une Yuzuriha, ou un Gordot si l'envie de jouer sale me venait à l'esprit.

1) Super Smash Bros for WiiU et for 3DS.

Je vais ici tricher un peu et décerner aux deux titres la place de numéro 1 car il s'agit pour moi de deux jeux complémentaires (mis à part le fossé graphique évident dû au support). Attendu au tournant par beaucoup de personnes, il est clair que le nouveau Smash Bros ne déçoit pas. Ultra complet et doté ENFIN d'un mode en ligne stable, le jeu fait son boulot : la recette marche toujours aussi bien et assurera des heures de fun que ce soit en "mode party game" avec les objets et son lot d'injustices/de rages qui en résulte, ou en mode sérieux en 1 contre 1 sans rien d'autres que son skill.

La version 3DS n'a pas à rougir, j'étais sceptique quant à la jouabilité de ce titre sur portable mais finalement cela marche étonnement bien. Par contre, la taille de l'écran et déjà plus problématique sur certains affrontements sachant que je joue sur une console de première génération, il faudrai voir si cela s’atténue sur 3DSXL. Mais il est clair que ce n'est pas une version au rabais par rapport à la version WiiU

On pourra toujours reprocher aux deux titres quelques petites choses : le gamepad totalement à chier pour jouer à de tels jeux, quelques persos reloux ou qui n'ont rien à faire là (que ceux qui ont pensés à Shulk lèvent la main o/ ), les fans de Melee pleurent des larmes de sang car ce n'est pas un Melee 2 et enfin les amiibos : pièges à pigeons complétement useless en plus d'être d'une incroyable laideur.

Mais ces petits désagréments ne sont rien face aux points positifs de ces deux titres très propres qui ont marqués à coup sûr l'année 2014 de beaucoup de joueurs.

Mentions Honorables.

Citons ici quelques jeux qui n'ont pas eu de prix mais qui m'ont cependant bien amusé. Tout d'abord en matière de baston Persona 4 Ultimax a tenu toutes ses promesses mais étant une suite, il n'a pas eu l'effet de surprise que m'avait procuré le premier épisode (comme Theatrythm Final Fantasy : Curtain Call dans un tout autre style de jeu). Toujours chez Arc System Works : BlazBlue Chrono Phantasma est très bon, je n'avais pas accroché à Continuum Shift Extend mais ici j'aime beaucoup le système d'overdrive et la petite refonte visuelle (certains décors,musiques...) apporte un petit coup de peinture agréable au titre. En import je me suis procuré Bullet Soul Infinite Burst un bon petit shmup assez bordélique mais diablement fun. Sur WiiU n'oublions pas Mario Kart 8 très classique mais très propre et Bayonetta 2 que je trouve bien mais pas franchement inoubliable. Enfin, Professeur Layton versus Phoenix Wright : Ace Attorney a été une bonne surprise et les moments au tribunal apportent un peu plus de rythmes par rapport à un jeu professeur Layton pur jus dés fois planplan et franchement chiant. Mentions spéciales pour l'OST du titre qui déboite, peut-être mon OST préféré de la console portable de Nintendo (bon sang cet objection theme! Et ce theme final!!!!!!!).

Une année 2014 qui a donc été très riche dans pas mal de genres de jeux

Et pour 2015?

Hormis Guilty Gear Xrd que je vais recevoir incessamment sous peu il n'y a pas vraiment de titres que j’attends impatiemment. Je me suis pris en accès anticipée mon premier jeu Steam : Crypt of the Necrodancer. A l'heure où j'écris ces lignes le jeu n'est pas encore officiellement sortie mais il se bonifie avec le temps et sera surement très bon. Je surveille bien évidemment d'un coin de l'oeil Street Fighter 5 et le peu que l'on en a vu me laisse dubitatif mais le jeu ne sortira pas en 2015, wait and see donc... N'oublions pas Persona 5 qui ne donne aucunes nouvelles de lui mais qui pourrait être cool, j'espère juste des persos moins cons que dans le 4 car hormis Naoto tout le cast m'avait irrité et particulièrement Nanako, non jouable mais omniprésente pendant tout le jeu et déblatérant des niaiseries insuportables.

Rien de particulier à venir donc mais cela peut-être synonyme de bonnes surprises sorties de nul part.

Enfin, je vous annonce l'arrivé prochaine du numéro 6 de Finish it!. La performance est réalisée et capturée; reste à faire le commentaires, un peu de montages vidéos et d'uploader tout ça. Je publierai ça courant janvier.

Sur ces mots, c'est ainsi que je vais clore cet article et je vous souhaite une bonne année.

A plus!

Finish it! #5 : Akai Katana "Climax"/"Zetsu". (Again!!!)

Publié le par Ben

Finish it! #5 : Akai Katana "Climax"/"Zetsu". (Again!!!)

Salutations, c'est un grand jour aujourd'hui pour ce blog. Après des mois de recherches, d'études et d'essais (bien souvent infructueux), j'ai la joie et l'honneur de vous présenter une performance vidéoludique de haut niveau. Le numéro 4 de Finish it! était déjà consacré à cet excellent shmup qu'est Akai Katana Shin, cependant la performance que j'avais présentée (bien que correcte) était perfectible et m'avait laissée un petit goût amer car je n'avais pas atteint mon but ultime : dépasser le cap symbolique du milliard de points.

D'essais sur essais et de fil en aiguille je suis parvenu à dépasser ce but et j'ai ainsi franchi le milliard sur 3 runs avec en point d'orgue mon record ultime : 1 060 106 846 points.

Voici donc sans plus tarder ce que j'aurai l'audace d'appeler mon premier "gros superplay" sur ce shmup sur lequel j'ai passé énormément de temps : Akai Katana dans sa version "Climax" aussi appelé "Zetsu".

Je vous souhaite un bon visionnage.

Vous trouverez ici mon run commenté par mes soins sur Dailymotion.

Comme à mon habitude vous trouverez sur Youtube ma performance sans commentaires pour profiter pleinement du jeu.

A bientôt.

Finish it! #4 : Akai Katana "Climax"/"Zetsu".

Publié le par Ben

Salutations et bienvenu pour ce tout nouveau numéro de Finish it! où je m'attaque cette fois-ci à un style de jeu que j'affectionne particulièrement : les danmakus.

Akai Katana est le premier manic dans lequel je me suis réellement investi dans le but de scorer et de décrocher un score pas dégueulasse. Je vous présente donc aujourd'hui mon PB plus que correct sur la version "Climax" du titre (aussi appelé "Zetsu") qui est en fait grosso modo une version débridée de la version arcade, bien qu'il y ait beaucoup plus de subtilités qu'il n'y parait par rapport à cette version d'origine.

Comme dans le précédent numéro de Finish it! vous trouverez deux versions de ma performances. Tout d'abord, une vidéo commentée par mes soins sur Dailymotion (avec une belle angine) dans laquelle j'explique en détail système de scoring, ma route, mes techniques, mes erreurs afin de donner un aperçu relativement complet du titre et de ma performance. Et vous trouverez d'autre part ma run sur Youtube sans aucunes frioritures où il n'y aura que le jeu et uniquement le jeu pour ceux qui souhaite tout simplement profiter ou étudier ma partie en écoutant les excellentes musiques du jeu.

PS : J'aurai aimer vous proposer toutes les vidéos sur la même page du blog mais visiblement la nouvelle interface d'Overblog en a décidé autrement, un grand merci à eux pour cette nouvelle interface soit disant "ergonomique", visiblement nous n'avons pas la même définition de ce mot! :(

Enjoy the Show!!!

Run commenté ici.

Mon petit bonus en HD!!!! (pour mieux profiter de ce moment complètement fou :) )

Ma vidéo sur youtube arrivera très prochainement, le temps que j'upload tout ça.

Un excellent superplay sur le jeu réalisé par un certain MGP SG.

See you next time!

 

Ben vous parle! Comment j'ai vécu la génération des premières consoles HD.

Publié le par Ben

Salut à tous, aujourd'hui j'ai décidé de rédiger un long article sur ma perception des jeux vidéo ces dernières années et plus précisemment vous raconter comment j'ai percu et vécu la génération de consoles de salon précédente que sont le trio PS3 / WII / XBox 360. Mais avant de démarrer ce sujet, je trouve qu'il est utile de raconter dans quel état d'esprit je suis sorti de l'ère PS2 / GameCube / XBox.

Durant cette époque je recherchais surtout dans un jeu vidéo une expérience prenante au scénario solide et c'est pour cela que mes genres favoris était surtout des jeux solo plus ou moins longs qui avaient pour but de prendre le joueur par la main et de lui faire vivre une histoire avec un game system plus ou moins classique. Mes styles de jeux préférés étaient les survival horrors (avec Silent Hill 2 en tête, Project Zero/ Fatal Frame et des titres moins connus comme Rule of Rose), l'infiltration avec Metal Gear Solid 3 : Snake Eater dont la fin en a marquée plus d'un et pour finir les RPG avec un gros coup de coeur pour la série des Wild Arms qui propose de mélanger héroic fantasy et western (sans oublier les Final Fantasy bien entendu.)

 

Voici donc mon état d'esprit à l'arrivé des premières consoles HD et après une bonne année d'exploitation j'ai eu l'occasion d'acquérir ma PS3 avec mon premier jeu : Metal Gear Solid 4.

 

Le premier contact : le temps de l'emerveillement.

Le premier contact avec la "next gen".

Même si je jouais sur un écran cathodique plus vieux que ma personne, un constat s'imposait : bon sang que c'était beau!!! Le bon graphique était évident et MGS 4, bien qu'il ait des défauts, m'a fait passer des heures délicieuses (au point même de recommencer le jeu deux fois d'affilées.) Mes achats suivants restaient dans la même veine que ma philosophie de l'ère PS2. Ainsi j'enchainais Valkyria Chronicles, Eternal Sonata, Assassin's Creed entrecoupé de petits jeux sans grandes prétentions comme le douteux Sonic Unleashed. Au début donc tout allait bien, mais un titre de par sa malhonnêteté va changer toute ma vision du jeu vidéo et bouleverser mes habitudes ludiques.

 

Deuxième temps : L'ère de la méfiance.

 

A vouloir faire du pognon à tout prix certains éditeurs vont perdre à jamais mon respect.

Il faisait froid en cette fin d'année 2008 et pour me réchauffer le coeur en cet hiver particulièremment triste je décide de m'acheter l'alléchant Prince of Persia. Le jeu bien que hyper casual est plaisant, jolie et dépaysans. Bref, tout allait bien j'arrive à la fin du jeu où je vois un gros cliffhanger bien putassier et sur le coup je me dis :"super, il y aura une suite! Franchement j'ai bien kiffé le jeu et j'attendrai la suite des aventures de ce nouveau prince avec joie!!!" Quelques semaines passent et un jour je vois sur un site généraliste qu'il n'y aura en fait jamais de suite car la fin des aventures du prince sont en fait un bon gros DLC d'une heure (vendu 15 euros si je me souviens bien.) Donc en gros Ubisoft a choisi de vendre la fin du jeu séparemment de celui-ci!!! Furieux, je me dis que ces co****ds n'oseront tout de même pas recommencer une deuxième fois, d'autant plus que les joueurs n'avaient logiquement pas appréciés cette démarche scandaleuse. Mais ce n'était en réalité que le premier acte de cette logique consumériste qui allait tout changer à ma façon de jouer.

Moins d'un an plus tard, je me réjouis de la sortie d'Assassin's Creed 2. Le jeu est bon, gomme les défauts du premier opus et la Renaissance Italienne est une époque tellement merveilleuse que le jeu acquière un cachet qui me plait tout de suite. La fin arrive, gros cliffhanger qui annonce la suite à venir. Tout allait bien et je découvre que cette fois ce n'est pas la fin du jeu qui a été retiré mais deux chapitres de l'histoire principale (une histoire de siège et le retour d'Ezio dans une Florence à feu et à sang.) Là c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et va suivre une période de ma vie ou j'aurai un credo : "DLC = Boycott"

S'il y a un théme que je suis obligé d'aborder à propos de cette génération c'est bien les DLC mais étonnement je ne suis pas contre ce principe mais il faut y introduire des nuances. Pour moi, un mauvais DLC est un contenu qui touche à l'histoire ou qui peut changer radicalement le gameplay. Ainsi, un chapitre sois disant additionnel, une arme ou perso pêté dans un jeu multi est une aberration que je ne tolère pas. A contrario, un DLC inutile comme un skin ou des couleurs additionelles sont à mon avis bénéfiques car ici, de par son caractère inutile, personne n'est obligé de se procurer ce contenu pour profiter pleinnement d'un jeu. De plus tout le monde y trouve son compte, car le type qui veut avoir un Ryu au kimono déchiré pour se différencier des tas d'autres Ryu du live peut lacher quelques piécettes au grand bonheur du développeur pour qui ce costume ne lui a quasiment rien couté.  Il y a aussi les DLC qui vendent carrémment un autre jeu pour une somme modique comme le très bon Red Dead Redemption : Undead Nightmare. Là c'est une pratique que je trouve bien entendu excellente car le joueur peut avoir un autre jeu qui est totalement indépendant de l'oeuvre originelle (à condition de posseder celle-ci bien entendu.)

Cette pratique des DLC abusifs s'étant développée pas mal dans les jeux solo, c'était maintenant un vrai casse tête de savoir si à l'achat d'un jeu le développeur n'allait pas sortir un contenu qui était contre ma philosophie. Heureusement très vite une liste d'éditeurs allait émerger et je savais tout de suite lesquels étaient les plus malhonnête sur ce point. Grosso modo EA et Activision (en même temps j'en avais rien à foutre de leur jeux), Ubisoft et quelquefois Rockstar (j'ai le souvenir des DLC de L.A Noire avec trois DLC différents offerts à la sortie du jeu selon l'enseigne à laquelle on précommandait le titre.)

Toujours dans le style entubage en règle il y a aussi les "Pass Online" visant à destabiliser le marché de l'occasion. Là aussi pour moi le règle est devenu très simple : le boycott de touts les titres utilisant ce système.

Seule console à être très peu concernée par le phénomème : La Wii. Mais même si il s'agit d'une excellente console, il manque clairement de jeux adultes et ambitieux sur celle-ci.

Je ressors quelques oldies pour m'occuper un peu et je crée ce blog pour écrire sur quelques jeux intéressants méconnus, je prend même goût à cet exercice et je m'amuse à déterrer quelques perles vidéoludiques tout en jouant à un peu à tout que ce soit "rétro" ou next gen.

Et dans cette période chaotique que j'ai eu une révélation un soir devant mon pc. J'avais entendu parler de quelquechose sur PC mais je croyais qu'il fallait être un crac en informatique pour pouvoir manier correctement la bête. Cette chose c'est l'émulation et même si il s'agit avant tout de jeux rétros, ceux-ci vont considérablement changer mes goûts vidéoludique actuel.

 

Troisième temps : l'ère des bourres pifs.

Que n'ai je pas fait ce soir d'été où je me décide de télécharger un émulateur CPS 3 et MAME et de lancer Street Fighter 3 : Third Strike et Super Street Fighter II Turbo! Les premiers combats (douloureux sur le second vu la difficulté du titre) me font découvrir de nouvelles choses et vont bientôt me faire tomber sous le charme de la baston virtuelle. A dire vrai, j'avais acquis quelque temps auparavant Street Fighter 4 mais je n'y jouais que de façon casual et je me souciais peu des cancels et autres combos dévastateurs faisant de saut gros pied-balayette ma phase officielle. C'est à partir de cette période que j'ai commencé à jouer à tous les jeux de bastons 2D qui me tombait sous la main que ce soit sur émulateur (aaahhh Waku Waku 7!!!!) ou sur console avec Guilty Gear et les compiles SNK par exemple et c'est ainsi que j'acquis petit à petit une culture correct sur les jeux de combats. Porté par cet engouement je me décidais même à faire des vidéotests sur Dailymotion pour faire découvrir mes plus belles et mes plus ignobles trouvailles. J'ai bien conscience que ces vidéos ne sont pas extras (rien que la qualité d'images est vraiment pourris à cause de mon pc de roumain) mais elle montre bien ce que j'étais à l'époque : un noob des jeux de combats qui s'émerveille devant ces titres qui lui étaient complétement inconnus. Avant ce choc ludique je considérais ces jeux comme douteux, il ne s'agissait pour moi que deux types qui se frappaient dessus mais je n'avais rien compris à toute la psychologie et l'aspect stratégique des affrontements. Ce qui m'a aussi séduit c'est le rapport au DLC avec ce genre, alors oui il y a avec la plupart des titres du contenu téléchargeable contraire à ma vision des choses mais je trouvais que cela était moindre par rapport à d'autres styles de jeu. Je me foue royalement des DLC cosmétiques et la pratique de vendre des persos à part est scandaleuse mais est au moins supportable lorsque ceux-ci ne sont pas nombreux et dans le genre il n'y a que Street Fighter X Tekken qui a plus que largement dépassé les limites de l'entubage (ce qui a bien sûr engendrer un boycott de ma part.) Cependant, ce n'est pas parce que je tolère ces DLC que je les achètes et du coup je n'ai jamais acheté un seul contenu additionel sur consoles, il y a à la rigueur Super Street Fighter 4 Arcade Edition mais je me le suis procuré dans sa version boite d'occasion et bien plus tard après sa sortie.

Mais revenons à nos moutons! Hormis mon coup de foudre pour les jeux de bastons c'est toute la philosophie de l'arcade qui ma séduit. Je découvre avec émerveillement le catalogue de la Neo Geo, machine dont je ne connaissais que le nom, les danmakus (j'en reparlerai plus tard) et les Puzzle Game à la fois simple et addictifs.

Une autre chose arriva dans ma vie : une connection internet décente, ce qui n'était pas le cas avant. Et c'est ainsi que je fis mes armes online avec ma modeste Ibuki, mon Sagat moyen et mon Adon boiteux. Je suis longtemps resté sur Super Street Fighter 4 et même s'il n'est pas un très bon jeu, le titre de par sa lenteur et sa permissivité permet d'avoir une expérience online correcte. C'est aussi à cette époque que je découvre la chaine Nolife et il y a une excellente émission qui m'a marquée et qui me donnera des idées plus tard : Superplay Ultimate. En fait, l'émulation m'a permis de me remémorer quelquechose que j'avais oublié :  que le jeu vidéo n'était pas simplement un" art narratif" où le joueur n'est finalement qu'un élément servant à faire avancer une intrigue, il y a tout un côté performance qui est tout aussi captivant et profond (que ce soit les jeux en versus, speedruns ou encore scoring.)

Street fighter 3 : Third Strike a été le premier jeu sur lequel je me suis investi : (mode training à fond et apprentissage de combos.)

En résumé, je jouais la plupart du temps à des jeux de combats : j'avais une Elena étonnemment correct sur Street Fighter 3 : Third Strike et je m'aventurais même sur des jeux plus obscurs comme Arcana Heart 3 tout en mélangeant avec d'autres genres en même temps pour éviter l'overdose. Je m'amusais énormémment et de fil en aiguille j'ai décidé d'explorer une nouvelle voie pour voir de quoi j'étais vraiment capable avec un pad ou un stick à la main, j'ai décidé de repousser mes limites et de passer aux superplays! (POM POM POOOOM!!!! *petite onomatopée dramatique*)

 

Quatrième temps : l'ère hardcore.

J'ai donc eu envie de passer à la vitesse supérieure mais un problème se posait alors à moi : quels types de performances allais-je tenter de réaliser? Speedrun, scoring, one life, one credit ou encore torcher un jeu avec des handicaps idiots (style le terminer avec l'arme de base) : telles étaient quelques unes de mes possibilités. Pour savoir ce que je souhaitais vraiment faire il fallait que j'expérimente et cela a donné naissance à une nouvelle rubrique sur mon blog : Finish it! Derrière cette grosse référence à Mortal Kombat (série que je déteste au passage) je souhaitais faire des vidéos montrant mes performances sur différents style de jeu. Avec cette rubrique je me suis donc essayé à différents style de performance. Le numéro 1 sur Mega Man : Doctor Willy's Revenge sur Game Boy consistait dans une performance à mi chemin entre le speedrun et une vengeance personelle sur un jeu que je n'avais jamais pu terminer étant gosse. Resultat : j'aime regarder des speedruns mais pas en faire. Je ne sais pourquoi mais ce n'est vraiment pas pour moi, bref je passe sur autre chose. Avec le numéro 2 on attaque le scoring sur Pac Man Champioship Edition DX sur PS3  et déjà je trouve cela beaucoup plus interessant, je prend un plaisir fou à essayer de trouver le meilleur chemin pour maximiser mon temps et gober le maximum de fantômes. Je ressors de cette performance avec un profond interêt pour les jeux à scoring. Le numéro 3 de Finish it! est le début d'un pari incencé qui est de one crediter tout les Metal Slug. Ce numéro dont je suis le plus fière (allant même jusqu'à le commenter sur Dailymotion) est une performance assez porcine dans le fond car non seulement je one cc le jeu mais en plus je m'étais imposé des objectifs secondaires  : libérer tous les prisonniers et toujours garder le Metal Slug jusqu'à la fin de chaque niveau pour obtenir 100 000 points supplémentaires. Résultat des courses : j'ai adoré faire ça et je ne sais pas combien de temps cela va me prendre mais je compte bien accrocher chaque opus de la série à mon palmares. Le one credit est une performance que j'apprécie grandement et même si je me focalise sur les Metal Slug je n'écarte aucuns autres styles de jeu (j'aimerai un jour explorer à fond un beat them all.) J'ai donc exploré 3 types de performances différentes mais il y avait un style de jeu qui m'a toujours fait rêver et qui même si je trouvais des titres de ce genre sur émulateur le confort de jeu était bien moindre que sur ma télé.

 

Pour jouer à ces jeux il fallait que je m'équipe d'une toute nouvelle machine que je n'avais pas et en septembre dernier j'investi dans une XBox 360 pour doser quasi uniquement les danmakus de chez Cave. Je profite de mon anniversaire et Noël pour me procurer la majorité des shmups de cette boite et je me lance dans la recherche de game system que je trouve le plus fun. Je ne vais pas dire quelle est le titre sur lequel j'ai porté mon dévolu car il fera très prochainement l'objet d'un épisode de Finish it! (l'épisode est en phase de production) mais je peux dire que je regrette pas une seule seconde mon investissement. Les manics sont pour moi la quintescence des jeux pour les gros malades du stick, dans ces titres où l'on frole la mort à chaque seconde, où le hasard n'a que peu de place dans ce chaos permanent et où des fois le véritable boss ne se montre qu'aux joueurs les plus expérimentés (et les plus tarés aussi), toute cette philosophie, je l'adore dans sa totalité. La folie du concept et de certains game system me donne envie de m'investire dans ces jeux, je ne sais pas si un jour je sortirai une run monstrueuse mais en tous cas je compte bien un jour marquer de mon empreinte un de ses titres, un record francophone maybe?

Les manics : ma nouvelle drogue.

Epiloque : What's next?

Il m'est impossible de savoir à quoi je jouerai plus tard. Les nouvelles consoles me laisse de marbre, j'ai cru comprendre que ces machines misaient beaucoups sur la connectivité et le partage ce qui est une bonne chose je trouve. Il est certain que cette fonctionnalité va faire émerger de nouveaux talents mais il faudra savoir les trouver parmis les streamers corrompus par les éditeurs et le nombre sûremment affolant de kevins qui publieront leur 487ème kill à Call of Duty Modern Black Ghost Warfare Delta Force Edition (rayer la ou les mentions inutiles.) Peut-être que Steam et l'univers des jeux indés pourrait me plaire car on peut y trouver des trucs pas cher et fun.

Tout ce que je peux dire c'est qu'aujourd'hui j'ai finalement trouvé mon compte dans cette génération, je suis conscient que dans ma "frénésie de l'arcade" j'ai loupé de bons titres, je pense à la série des Darksouls, aux 2 Darksiders, j'aimerai connaitre un jour la suite des aventures d'Assassin's Creed ,d'occase et à très bas prix bien entendu :D, et bien evidemment goûter aux joies des Call of Duty!!! (nan là je déconne !!!)

La rédaction de cet article m'a aussi permis de me rendre compte d'une chose : je ne suis pas nostalgique. Ce sentiment que je considére comme pathologique dans certains cas (et j'en connais pas mal) me révulse au plus haut point et je suis vraiment content de voir que je ne suis pas devenu un partisan du "c'était mieux avant" et adorateur du "bon vieux temps", il faut savoir évoluer avec son temps au risque de devenir un vieux con bien avant l'age légal.

 

C'est donc ici que se termine ce long pavé autobiographique et au final je peux dire que j'ai bien aimé la génération PS3 / WII / XBox 360. Je n'ai pas parlé des jeux qui m'ont véritablement marqués car je pense que cette génération a encore quelques bonnes cartouches à tirer comme Guilty Gear Xrd et Persona 5 par exemple et j'en ferai sûremment un article dans un futur proche.

 

En attendant jouez bien, portez vous bien et à bientôt.

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